LA KINÉSITHÉRAPIE

La kinésithérapie est une spécialité paramédicale qui permet à un professionnel diplômé de travailler sur différentes formes de rééducation, le renforcement musculaire, la mobilité et l'endurance d'un patient. La kinésithérapie est très utilisée à la suite d'une blessure, d'une intervention chirurgicale ou d'un événement traumatisant pour le corps humain. La kinésithérapie concerne aussi bien le squelette que les fonctionnalités de l'organisme. Elle améliore la qualité de vie du patient. Le titre de kinésithérapeute est uniquement réservé, en France, aux personnes ayant obtenu un diplôme d'État validé par le Conseil national de l'Ordre des masseurs-kinésithérapeutes et étant inscrites au Conseil national de l'Ordre.

Le massage

Le massage est une science, mais c’est aussi un art subtil!. Il est reconnu qu’aucune machine ne peut remplacer une main experte, guidée par un esprit scientifique et contrôlée par la sensibilité sans cesse en éveil du praticien. Un massage thérapeutique ou de la relaxation détend, énergise et revitalise tout le corps. 

Le massage est une technique à la fois de soin et de détente. Le masseur kinésithérapeute dispose d'une grande variété de manœuvres : les pressions glissées ou statiques, les frictions, les percussions, les pétrissages, les vibrations et le palper-rouler. Ces manœuvres vont avoir une influence sur la peau, les muscles, les articulations et la circulation sanguine et lymphatique. Le massage peut être plus ou moins profond, plus ou moins tonique afin de soulager les douleurs, de détendre et de relâcher les tensions. Ou alors, il permet de réveiller le corps, dynamiser l'organisme et préparer les muscles au travail musculaire.

Les mobilisations passives

Les méthodes de kinésithérapie passive se composent de massages, de drainages lymphatiques manuels antioedémateux, d'étirements musculaires, de mobilisation des articulations par des tractions. Toutes ces techniques peuvent être utilisées dans l'objectif de redonner aux muscles de l'élasticité ou pour améliorer la mobilité articulaire, afin d'obtenir l'indolence.

Dans certaines maladies neurologiques, la kinésithérapie est aussi pratiquée pour supprimer une raideur, lutter contre une déformation..

Les techniques actives

La kinésithérapie active est tout à fait différente. Dans ce cas, c'est le patient lui-même qui travaille à sa propre guérison. Toutes sortes d'exercices manuels ou musculaires lui sont proposés par le kinésithérapeute pour faciliter la rééducation d'une articulation, par exemple après un accident ou une pose de prothèse.

Dans certaines circonstances, le travail physique peut être réalisé en utilisant des appareils de gymnastique (vélo), des appareillages ou des systèmes de suspension.

Dans d'autres cas, la rééducation a pour but d'améliorer le contrôle de l'équilibre, de la posture, ou de diminuer une instabilité articulaire comme on en voit après une entorse.

La physiothérapie

Le kinésithérapeute recourt parfois également à des agents physiques comme du chaud ou du froid, des courants électriques et l'on parle alors de physiothérapie.

Certaines de ces méthodes peuvent être utilisées pour soulager des douleurs, ou pour améliorer la tonicité musculaire d'un groupe musculaire bien précis.

Le cabinet des Kinés de Michel Bizot est équipé notamment d'ondes de choc afin d'améliorer la prise en charge des patients souffrant de tendinopathies.

La Kinésithérapie respiratoire

La kinésithérapie peut être exercée pour améliorer la capacité respiratoire de personnes souffrant d'infections ou de maladie pulmonaire. Le kinésithérapeute utilise des techniques qui visent à désencombrer les bronches de leurs sécrétions en délivrant une série de pressions manuelles sur la cage thoracique.

Bien qu'elle soit souvent impressionnante à voir pour les parents, cette kinésithérapie respiratoire donne de très bons résultats dans la bronchiolite du nourrisson.

La réadaptation cardiaque 

Les objectifs de la réadaptation cardiaque sont donc de permettre au patient ayant présenté un accident cardiaque (un infarctus par exemple) ou ayant bénéficié d’une opération (le remplacement d’une valve cardiaque ou des pontages coronaires par exemple) de récupérer ses capacités antérieures.

Le but est d’améliorer cette capacité et de permettre aux personnes de mettre en place une activité physique régulière, renforçant l’endurance pour préserver leur santé.

L’élément essentiel de la réadaptation cardiaque est basé sur un réentraînement musculaire. Il s’agit à la fois d’un entraînement à type de renforcement musculaire et surtout d’un entraînement global en endurance. En effet il a été montré que la pratique régulière d’une activité physique en endurance améliorait très nettement le pronostic cardiovasculaire en diminuant la progression de la maladie et le risque de survenue d’une complication grave.